XIV c)

Orgasmes pour mal-baisées,
Ah! zénith...
hauts organes des phallocrates bananes

Crêtes de coq-à-l'anus,
bacilles frites à la Koch,
écumant de nos riches Crésus
qui de jour ou de nuit les sucent

Jeunes vierges qui s'enculent,
qui copulent en beige tulle,
sous le poing G ovale
d'un Jules déguisé en tarenrule

Elle qui était dans la dèche
il n'y a pas si longtemps,
elle qui baisait depuis sa crèche d'enfant,
la voici fort riche maintenant

Allez, mes petits garnements,
faites-vous cloutier et pénitents,
puis écrivez-le ce foutu roman
pour qu'il fasse de votre bourreau
un être presque intelligent,
pour qu'il fasse de vous, mécréants,
un être pas tout à fait indépendant

XIV d)

Langues de porcs bien pendues
dans la chaude pisse vinaigrée
mouches à feu du régime
de la " haute-satiété "

Ô langues sales et salopes des frustrés
Têtes de l'Art salé en prime:
pauvres mégalos en déprime

D'innées et pérennes griffes
comme de vraies fausses rimes de riches
m'as-tu-vu aller au galop

Langage ordurier qui vous opprime,
vous, ouvriers du DOS qui travaillez trop
Langue vivante des Aquin et des Egolf
glow worms activés pour vos super porcheries
langues mortes flattées au slow motion

XIV e)

Caillots rouges éclatés
des cardiaques chromés
phlébites d'hématomes fantômes,
sang venu de l'outre-tombe

Obole pour paumes vides,
pifs gadget de mômes qui, 
snif snif, avides et livides,
quelques cuillerées de brome

Mains dans le ca$$$h,
têtes dans le dash
too much smoke and ash,
too much YOU, dear young ass

Jointures usées, joints de potache,
moches rooms qui se remâchent
Arsouille et Fripouille qui crashent au coin,
qui trépassent, larmes à gauche,
qui emménagent dans le lointain

Entre l'oseille du Palace
et le cul terreux du cow-boy:
des vies d'anges étendues à poil sur la glace

Ils ont omis leur cœur au four, ayoye !
Ils l'ont fait gratiner un peu trop, à broil

L'oreille Cassée, à la Van Gogh,
le nez surgelé, la face à l'arrachée,
dans la carcasse rouillée et blindée:
leur âme en stage...
chez l'Enfoiré...

XIV f)

Ne reste plus de Tintin
et de son petit Milou,
que leurs tripes au vent
qui pendouillent pugnaces,
sur la banquette arrière
d'une vieille Cutlass

Ne reste plus, petits malins,
sur votre tôle fracassée,
qu'une bande de vils vidéos
pour la Presse et son rodéo

Vérité de la police montée
sur ses grands chevaux stylés
pour démontrer à la masse
votre mort en pleine face,
votre mort si bien réglementée,
votre mort si peu efficace

XV a)

Haut les mains,
bas les masques
Sang des scalpers nés,
visa pour un hold-upé
Haut les mains,
abats des WASP !

Sang sur les scalpels rouillés
des salles d'op en corps embouteillées
Dans la déchirure éclatée,
le moite et nubile périnée
d'un cœur à moitié vidé

Avec ses mains désargentées,
le Doc Triton qui passait par là
avec ses mots utiles de goujat
qu'il essaie de nous repatcher...

XV b)

Pendant qu'ailleurs on la déifie,
qu'on s'en fout et s'en incise,
LA MORT,
telle qu'on la fuit par ici
et qui quand même nous occise

Malgré que cette vie de malade
en ait dûment fixé son prix,
(toujours plus cher mes chers jojos),
les AS-TROLL-OGRES nous prédisent,
gang de bozos mal leclerés,
une grande folie, pure et dure,
et...de la marde, mur à mur,
pour notre fin ultime

Mots endiablés du Boucher,
décrottés et renfermés
dans la pire de nos desease///
La Mort qui se divise...par 3

XV c)

" La Mort, ci haut, là-bas,
pour se rendre le plus loin possible,
là où le bat blesse,
là où la queue se dresse,
là où le sang se dé-stresse//
Pour y mettre au monde,
sur le tapis des souris folles,
le droit des mots crus et gras,
le droit des mots noirs immondes
pour un seul et unique plat de riz
(ou une boîte kraft de nouillitures)//
Ces mots qui se fessent en tas à la Ronde,
ces mots assortis au blanc des mains cunégonde,
qui comme après la mort de leurs royaux maris,
entrèrent seules dans les couvents de la honte,
pour y pendre le voile de leur humilité,
pour y pourfendre le pouls de l'Humanité,
pour y vivre seules sous le seuil de nos Pauvretés,
pour y prendre leur pied
(dans toute son humidité)...//"
Les mots aux ailes engrêlées,
qui se sont envolés depuis,
là où vous les aviez vidangés
de leur achalante conformité//
là où vous les aviez bien rangés
dans les greniers oubliés de vos pères publiés,
poètes prisonniers des pires poètes,
ceux que nous avions plus tard crucifiés,
ceux que vous seuls demain saurez déterrer......